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Lus pour vous cette semaine...



Perdus dans le labyrinthe des filières, parents et élèves sont obsédés par le risque d'échec. Ils s'échinent sur le Net, dépouillent des tonnes de brochures, consultent des conseillers qui cochent les cases d'un test de personnalité et sortent sur listing le descriptif des activités qui conviendraient le mieux.

Orientation rime de plus en plus avec obsession, celle des parents qui s'affolent, prêts à tout pour éviter les filières sans issue, l'affectation voie de garage et celle des élèves qui peinent à anticiper leur futur alors qu'ils vivent dans le présent.

Conséquence, il y a ceux qui s'orientent et ceux qui sont orientés.

L'orientation-désir résulte d'un choix personnel de l'élève et de la capacité des parents à ne pas occulter l'autonomie des adolescents par crainte du mauvais choix. Le "fantasme" du choix idéal persiste même s'il est souvent contredit par l'avertissement donné simultanément aux jeunes qu'ils devront "changer de métier plusieurs fois dans leur vie" et que "le choix leur appartient".


Penser l'orientation comme un problème ou un casse-tête ne permet pas au jeune de devenir stratège de son avenir et d'effectuer des choix ouverts.

Face à un problème, une difficulté, une complication, nous avons tendance à diriger toute notre attention sur son existence même, sur ses conséquences et nous en profitons pour le laisser prendre de l’ampleur sans même s’en rendre compte.

En fait, plus on perçoit la situation comme un problème, plus elle y ressemble. Alors plutôt que de penser l'orientation en termes "problème", on peut choisir de penser en termes d’ouverture, de partage, de découvertes, de rencontre avec le jeune en devenir et ainsi l'aider à exploiter ses propres ressources pour trouver des solutions à la situation.

Décomposer avec lui la situation est profitable, pour en avoir une vision à la fois globale et clarifiée et dédramatiser: Qu’est-ce qui se passe, exactement? De quoi as-tu besoin? Qui fait quoi? Où? Quand? Comment? Avec qui?


L' orientation est une dynamique, une mise en mouvement au présent. Cela prend du temps, demande du recul et de la sérénité pour aller "rencontrer le jeune derrière l'élève" et l'aider à identifier ses motivations à s'engager dans son projet.

Cette démarche ne peut donc être limitée à des procédures concernant quelques étapes de la scolarité. La prise de décision n’est bien vécue que si elle a été longuement préparée en amont, en explorant un maximum de possibles.

S’il est bien des moments où, au cours du processus, il faut mettre en regard des possibilités, des résultats et un choix précis de parcours, l’essentiel est d’abord d’aider à construire un projet par lequel le jeune pourra accomplir ce à quoi il aspire, sans s’enfermer dans le choix précoce et définitif d’un type de parcours ou de métier.

Il n’y a en effet ni choix ni motivation sans projet.

Dans ce Focus Parlons....Orientation scolaire nous partageons avec vous des pistes et outils d'aide à la réflexion.

 

Il y a une contradiction nette entre le temps des adolescents et le temps des parents. Le temps des parents, c'est un temps d'adulte qui inclut en permanence la projection dans la durée, l'avenir.


Point de vue Isabelle Andrieu, déléguée générale (Crée ton avenir)

«Quand vous partez des métiers pour aider l’élève à s’orienter, vous partez de quelque chose qui ne lui parle pas, qui est bien trop loin de lui. Quand vous commencez par un test, le risque est grand qu’il ne voit pas le lien avec ses envies ou avec son avenir.

Ce qu’il faut, c’est le mettre en situation. C’est partir de ce qu’il connaît (ses matières préférées), de ce qu’il aime (ses centres d’intérêt) ou de ce qu’il sait faire (ses compétences).

Et l’aider à faire émerger de lui-même ses premières idées ».


Regarder le présent avec l'adolescent est un premier pas vers son futur et il est possible, même très jeune, de se construire une représentation globale de ce qui compte pour soi ici et maintenant.

A partir des travaux de Grégory BATESON sur les niveaux d’apprentissage et de changement, Robert DILTS a établi la pyramide des niveaux logiques de la pensée.

Il a défini 6 niveaux logiques hiérarchisés : Environnement, Comportement, Capacités, Croyances & Valeurs, l’Identité et le Sens. Chaque niveau fonctionne en intégrant et en agissant sur le niveau qui est juste en dessous. Lorsque ces niveaux sont alignés, nous agissons et nous sommes cohérents dans tous les niveaux logiques : entre les actions et l’identité, les processus de motivation pour trouver du sens aux objectifs fixés.


  • Dans quel environnement j’aime ou déteste évoluer ?

  • Quelles activités me sont agréables ou non ?

  • Quelles sont mes compétences et ressources ou mes lacunes et absences ?

  • Quelles sont les valeurs qui me motivent, les convictions qui me portent et celles qui me freinent ?

  • Qui ai-je l’impression d’être aux yeux des autres ?

  • Quel est mon rôle dans le monde ?


 

CeQueJeVeuxFairePlusTard propose en téléchargement libre un livre blanc pour mieux comprendre les motivations primaires des enfants.

CeQueJeVeuxFairePlusTard est une association née de l’idée que chacun à des talents, un potentiel à révéler. Une meilleure connaissance de soi, de ses forces et modes de fonctionnement permet donc à chacun de faire des choix qui lui correspondent et lui permettent de prendre sa juste place dans le monde.


 

Inspirer pour accompagner la construction: Depuis 2017, Emmanuel Davidenkoff, rédacteur en chef de la rubrique Campus du Monde propose des conférences et des rencontres inspirantes pour trouver sa voie au sein du dispositif “O21 s’Orienter au XXIème siècle”

Propos recueillis par Laure Belot


"..Ne pas se précipiter, voyager, rêver... C’est ce que préconise le psychiatre Boris Cyrulnik, pour qui la liberté de la jeunesse devient source d’angoisse car elle oblige à faire preuve d’une grande créativité"...

 

Entre 2015 et 2019, le youtubeur Grégoire Hussenot a parcouru les continents avec son affiche « Vous êtes SUPER » : un élan naturel pour redonner à chacun l’envie de se regarder avec un oeil bienveillant et invitant à réaliser ses rêves.

Grégoire Hussenot était atteint depuis l'adolescence d'une longue maladie, mais «il ne voulait pas que ça se sache», «Il ne voulait pas que cela le définisse. Il vivait intensément. Sa maladie l'a simplement rendu encore plus fort», il est décédé en Décembre 2019 à l’âge de 29 ans.


 

Vous êtes à la recherche de ressources pour alimenter vos échanges avec vos enfants retrouvez ce que nous avons identifier sur le Net pour vous.

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