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Épreuves E3C, Bac blanc...émotions, stress, les démons sont de retour.

"J’ai pourtant bien révisé… mais devant ma copie, plus rien, le trou noir ! "


Quand les émotions sont trop fortes le stress prend le pas sur la raison et complique l’accès à nos connaissances jusqu’à les rendre quasi inaccessibles.

C’est ce qui se passe lorsqu’une échéance importante approche (exemple typique de l’examen) et que la panique s’empare de nous. Malgré les efforts fournis et le temps passé à réviser « ça rentre d’un côté et ça sort de l’autre ».

Submergé par le stress, ce "trop plein" d'émotions,                    le cerveau semble "dérailler".

Et oui, en période d'examens les révisions s’arrêtent souvent à la relecture d’un cours ou la rédaction d’une fiche. Or l’être humain est doté de deux types de mémoire:

la mémoire à court terme et la mémoire à long terme.

La mémoire à court terme est très sensible au stress et aux émotions. Et, c’est cette mémoire qui s’active lorsque l’on étudie en mode "bachotage" la veille de l'examen ou les quelques jours précédant.

La mémoire et l'apprentissage sont si liés qu'on confond souvent les deux.

Face à un cours à apprendre, notre cerveau reçoit l’information, la traite et l'enregistre.

Il utilise en premier la mémoire de travail (mémoire à court terme ou mémoire du présent) pour recevoir et traiter l'information un peu comme la mémoire vive d’un ordinateur pour ensuite la stocker dans le disque dur ou la mémoire sémantique (mémoire à long terme).

Il n'y a apprentissage et acquisition que lorsque le processus est complet et que l’information reçue est effectivement transportée vers la mémoire sémantique pour y être stockée.

J'apprends une nouvelle langue en l'étudiant, mais je la parle ensuite grâce à ma mémoire qui puise dans les mots appris.

Répéter de nombreuses fois des informations jusqu’à réussir à les "mémoriser" est insuffisant pour apprendre.

La surprise, la motivation, les émotions, le sport, la nouveauté ou le travail en groupe sont des ingrédients indispensables pour favoriser et encourager l’apprentissage et l’acquisition des connaissances.

Pour apprendre il est nécessaire d’introduire une nouveauté qui permet d'activer notre cerveau. Lorsque l’information nouvelle est attrayante pour le cerveau, elle est enregistrée d’une manière plus profonde.


Dans ce Focus Parlons....Révisions ,voyons ensemble comment séduire notre cerveau et faciliter l'apprentissage.


La mémoire de travail est en quelque sorte la porte d’entrée de notre mémoire, un “sas de sécurité” où les informations sont maintenues temporairement (une durée estimée à quelques secondes) avant d’être traitées, conservées ou immédiatement restituées.

Avec les progrès récents de la science, et tout particulièrement des neurosciences, nous savons que le cerveau assimile les nouvelles connaissances en mettant en place des habitudes et des techniques optimisés. Attention, entrainement et stratégie sont les ingrédients indispensables d'un bon apprentissage !


Le processus de mémorisation suit trois étapes :

L’encodage qui permet l'enregistrement des informations provenant de nos 5 sens

Le stockage qui varie selon l’information et sa finalité

La récupération qui est l’interaction entre la mémoire à court terme et la mémoire à long terme

Plus l’information est « travaillée » au stade de l’encodage plus elle aura de chance d’être « stockée » et retenue dans la mémoire à long terme.


Prêt.e.s à passer en mode Action-Révision?


Oui mais à quoi bon réviser si je ne sais pas pourquoi?

Personnaliser et donner une direction aux efforts permet de soutenir la motivation.

La satisfaction de lʼatteinte des objectifs, grands ou petits, est un moteur puissant à ne pas négliger ! Cela augmente la confiance, donne du peps et maintient la motivation dans une spirale positive où l'on peut mesurer régulièrement notre avancée.

Par exemple, "je veux connaître les 2 premières scènes avant la semaine prochaine". Mais aussi, et surtout, des petits objectifs intermédiaires: "ce soir, je connais mon texte jusqu'à la fin de la page 3" ou "je connais ces 2 répliques avant midi".

Il est primordial de se fixer des objectifs atteignables et si besoin ne pas hésitez à les revoir à la baisse (ou pourquoi pas, à la hausse).


Plus je révise et plus c'est compliqué dans ma tête: Sept, le nombre magique

G. Miller (1956) a démontré dans l’un des articles les plus cités en psychologie que la mémoire à court terme de l’humain moyen ne peut mémoriser en moyenne que 7 éléments, plus ou moins 2

Pour un numéro de téléphone par exemple : il est plus facile de retenir 01 42 15 79 00 que 0142157900…

Pour augmenter ta capacité à retenir tes cours tu dois procéder à des associations entre les éléments mais le nombre de groupement ne doit pas dépasser le nombre magique de 7.

.

La mémoire est multiforme, il est donc important de lui proposer des approches diverses en sollicitant tous les canaux possibles (mémoire visuelle, spatiale, verbale, auditive, affective ou encore logique).


Des outils pour piquer la curiosité de son cerveau


Dessiner pour mieux enregistrer

La carte mentale et la mémoire sont étroitement liées.

En effet, chaque branche est une pièce où sont stockés les éléments.

En construisant une carte mentale on fait appel à des informations déjà enregistrées dans la mémoire. C'est ce processus d'association qui va permettre au cerveau de se souvenir et d'enregistrer dans son disque dur les nouvelles informations.

De plus, comme la carte heuristique (Mind map) est attrayante, le cerveau est séduit et cherchera à y revenir.


Les flashcards, kézako?

Non non il ne s'agit pas de refaire des fiches et de répéter sans comprendre! Cet exercice permet de visualiser un apprentissage par un dessin sur une carte. Le principe des flash cards est à la fois simple, utile et ludique: une information, un dessin. Sur le recto de la carte l’information à apprendre, et au verso la réponse sous forme de dessin.

C’est le principe de l’avoir créé soi-même qui accentue la compréhension du sujet. Le lien unit qui les deux informations présentes de part et d’autre de la même carte est tout à fait personnel :

- une question et sa réponse

- une image et le mot qui la désigne (pratique pour les langues étrangères)

- une définition mathématique et sa formule

- un personnage historique et ses dates de naissance et de mort

- un artiste et ses œuvres d’art les plus célèbres (en mots ou en images)

- une opération et son résultat (une multiplication au recto et son résultat au verso)


Besoin d'un coup de pouce? Anki est basé sur le principe des « flashcards » . ...tout ce qui s'apprend par coeur y est: Vocabulaire, auteurs, dates, formules de mathématiques, règles de grammaire Pas de bachotage au hasard avec Anki, son algorithme te propose une vision basée sur concept de la répétition espacée : le logiciel garde en mémoire les réponses données à chaque fois par l’utilisateur qui a le choix entre différents boutons et propose les cartes adaptées d’après les réponses précédentes.

Mais attention, apprendre par cœur n'est utile que si l’on se sert de l’information sinon elle sera oubliée.

L'heure est au couronnement avec le palais mental

Une technique vieille de plus de 2300 ans. Pour la petite histoire, Simonide de Céos était un poète grec lyrique, né en 556 avant J.-C. Alors qu’il était invité à un banquet, le toit de la salle s’effondra et il fut le seul survivant. Mais les familles des défunts ne pouvaient reconnaître leurs proches, tant ils avaient été abîmés sous les décombres. Simonide de Céos réussit à les identifier, en se souvenant où était placé chaque convive dans la salle. Voilà le point de départ de cette technique !

La méthode du palais mental consiste à mémoriser un parcours dans un endroit familier (une pièce, un lieu de vacances, un parc,…) pour y stocker les informations à retenir sous forme d'images. 

La première étape consiste à construire son palais en choisissant un lieu que l’on connaît bien (un appartement, un parc, un lieu de vacances, une plage, etc.) ou un trajet que l’on parcourt régulièrement.

Dans ce lieu connu, on cible différents points de repère logique pour soi et sur lesquels nous allons ancrer des images mentales représentant l’information à retenir.

Trois aspects sont à considérer dans cette technique : - Plus les images mentales seront originales, étonnantes, positives/négatives, plus elles laisseront une empreinte mémorable dans votre palais : le roi de France à cheval sur un caniche violet géant (ou l’inverse) se retiendra mieux qu’un roi assis sur un trône à Versailles. - Plus les images mentales seront liées à vos sens autres que la vue (ouïe, goût, odorat, toucher) et en interaction avec le lieu que vous avez choisi, mieux vous les retiendrez - Toujours donner un sens à ces associations, même absurde, souvent le premier qui vous vient en tête.


Enfin, dernier point, vérifie que ton cerveau est capable de déstocker

et de restituer les informations enregistrées


Un classique efficace: la technique de la feuille blanche

Prends une feuille vierge, et note tout ce que tu as retenu d’un cours que tu as révisé récemment notamment pour un premier rappel espacé.

Ensuite, compare ce que tu as écrit avec ton cours pour voir tes potentielles erreurs ou oublis. Par ailleurs, faire des erreurs tôt te permet d’apprendre plus vite (on apprend vite de ses erreurs).

Cette technique te permet tout simplement de repérer ce que tu n’as pas retenu ou mal compris. Elle est diablement efficace pour assimiler et maîtriser des concepts ou mécanismes car elle te pousse à savoir les expliquer avec tes propres mots sans l’aide de ton cours.

Dernier conseil, combine cette technique à celle des répétitions espacées.



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